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Paludisme, état des lieux

Pr François Bricaire – Pr Olivier Bouchaud

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L'infectiologie comprend l'épidémiologie des maladies infectieuses, l'étude des symptômes et de l'évolution des infections, les méthodes diagnostiques, les traitements curatifs et préventifs des infections, la pharmacologie des médicaments anti-infectieux et l'hygiène.



Le rôle de la parasitologie est de décrire les parasites, d'analyser leur morphologie (forme, constitution), leur évolution ainsi que leur mode de vie (reproduction, rôle et transmission de certaines pathologies : parasitose). La parasitologie consiste également à découvrir les procédés permettant de déceler la présence de parasites à l'intérieur de l'organisme vivant et à détruire ceux-ci.



Sigma-Tau s’est engagé dans le traitement de différentes pathologies liées à la parasitologie et à l’infectiologie, notamment le paludisme.

Le Paludisme

DEFINITION :

Maladie parasitaire due à l'infestation par des hématozoaires (organismes unicellulaires, type particulier de protozoaires) du genre Plasmodium, transmise par piqûre de moustique (anophèle). Source : Encyclopédie Larousse



Il existe quatre espèces d'hématozoaires du paludisme du genre Plasmodium, qui sont parasites de l'homme : Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale et Plasmodium malariæ. Ces parasites vivent dans le foie de l'homme puis dans ses globules rouges, dont ils provoquent la destruction (hémolyse responsable d'une anémie), ce qui déclenche l'accès fébrile. Plus récemment, une nouvelle espèce a été découverte, le Plasmodium gambiense.



Fréquence et répartition : Le paludisme est la maladie la plus répandue dans le monde, en particulier dans les pays tropicaux. Il est responsable près d'un million de décès chaque année et atteint surtout les enfants en bas âge. Source : Organisation mondiale de la Santé (OMS)



Par ailleurs, du fait de l'augmentation des voyages intercontinentaux d'affaires et de loisirs, le paludisme est un risque important pour le voyageur.



SYMPTÔMES ET SIGNES :

Entre la piqûre des moustiques et la manifestation des symptômes, la période d'incubation dure le plus souvent de une à deux semaines, mais peut se prolonger plusieurs mois – voire plusieurs années.
REPARTITION MONDIALE DU PALUDISME

Les crises de paludisme comportent toujours un accès de fièvre à 40 ou 41 °C et des frissons, puis une chute de température accompagnée de sueurs abondantes et d'une sensation de froid. À la fin d'une crise de paludisme, le malade est épuisé. Les poussées de fièvre, qui correspondent au moment où les globules rouges parasités se rompent, se produisent en général tous les deux jours (fièvre tierce), plus rarement tous les jours (fièvre quotidienne) ou tous les trois jours (fièvre quarte).



Seul le parasite Plasmodium falciparum est cause d'un accès pernicieux (accès de fièvre mortel en l'absence de traitement) avec atteinte du système nerveux (neuropaludisme) et du coma qui peut suivre. Ce parasite est ainsi responsable de la quasi-totalité des décès par paludisme. Par ailleurs, le paludisme provoque une altération de l'état général, avec fatigue, pigmentation jaunâtre de la peau et anémie aiguë ou chronique, fréquente dans les pays tropicaux.



DIAGNOSTIC :

Quiconque est pris d'un accès de fièvre en revenant d'un pays tropical doit consulter rapidement un médecin. Un examen du sang sera effectué afin d'infirmer ou de confirmer l'hypothèse d'un paludisme. La découverte des parasites lors d'un examen microscopique effectué sur un frottis de sang et une goutte épaisse confirment le diagnostic. Il existe maintenant des tests rapides de recherche d'antigènes de Plasmodium ; ces tests ne dispensent pas de la recherche classique par microscopie.



TRAITEMENT :

Historiquement, la quinine constituait le seul traitement habituel de toutes les formes de paludisme, et notamment des formes dues au Plasmodium falciparum.



Pour faire face à la résurgence de phénomènes de résistances à la quinine et apparentées, de nouvelles molécules ont récemment été mises au point.



Afin d’éviter les résistances à ces nouvelles thérapeutiques, l’OMS recommande une association de deux molécules antipaludiques et de préférence une association à base d’Artémisinine (CTA).